Jacques

MUNIGA

doctorat

en

Géographie

DESS en Droit

 

 

 

 
 
 

             

 

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La France

 

 

 

 

Exemple

 

 

1) Quand les villages gaulois se fondent dans une "unité indivisible"

 

 Le but recherché dans la présentation cartographique de cette section vise essentiellement à permettre à l'élève de manier la technique du croquis de géographie : comment, à partir de cartes thématiques, prélever des informations, les traduire en graphisme afin de construire un croquis. Si la classe a déjà bien assimilé cette technique, on pourra soit ne s'arrêter qu'au croquis sur les axes de communication, soit ne rien retenir de cette partie et "s'attaquer" directement aux suivantes.

 

Mais si vous décidez  de vous y attaquer, alors au travail...

 

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L'étude de ma Tour Eiffel a dégagé deux aspects de la France : sa très grande diversité et sa forte centralisation.

L'entrée n'a pas d'importance capitale mais, pour respecter une certaine logique (la centralisation étant postérieur à l'existence de la diversité) je commence par la diversité.

 

Pour mieux saisir la diversité paysagère bien traduite par les photos, on présente aux élèves trois cartes (in Belin Géographie 1ère - p. 59) : les températures en juillet (été), les températures en janvier (hiver) et les précipitations annuelles ainsi que les graphiques ombro-thermiques de Brest, Marseille, Paris...

 

Explications pour la construction :

J'ai trois facteurs à représenter avec pour chacun quatre différences au moins. Je n'ai qu'un croquis pour tout représenter.

Les températures d'été peuvent être représentées en plage de couleur du rouge le plus chaud au jaune le moins chaud.

Pour les températures d'hiver c'est pareil mais du bleu foncé au bleu clair.

Pour les précipitations se sont en principe les mêmes couleurs. Donc déjà une première difficulté.

Je dois donc faire un choix.

Par ailleurs, pour le croquis de synthèse, je ne peux superposer trois plages coloriées. Je dois donc encore faire un choix.

 

Avant de répondre à toutes ces questions, il est préférable de commencer. Crayons en mains, les élèves pourront mieux comprendre.

 

On leur demande de reproduire schématiquement les températures en janvier comme ceci :

 

 

puis, on enchaîne avec les températures de juillet ce qui donne :

 

 

On pourra, ne pas les guider et les laisser reproduire des plages coloriées pour leur montrer ensuite qu'elles ne sont pas superposables. Mais on pourra aussi les amener tout de suite vers la solution en leur expliquant qu'avec trois plages de couleurs, deux doivent obligatoirement être des plages hachurées. Alors pourquoi les hachures pour les températures ? On peut leur expliquer de suite ou leur proposer comme le site de le découvrir.

Dans tous les cas, on demande aux élèves de superposer les deux schémas déjà exécutés ce qui donne :

 

 

Pour ce croquis, on fera remarquer aux élèves que, j'ai, outre les couleurs, également fait varier l'écartement des traits ceci afin d'obtenir le résultat suivant : plus les rectangles (traits horizontaux / traits verticaux) sont réduits, plus l'amplitude thermique est importante ; et si ces rectangles sont grands, cela traduit une faible amplitude thermique. En résumé le resserrement des mailles est inversement proportionnel à l'amplitude thermique. Introduire quelques notions élémentaires de mathématiques semble indispensable surtout aujourd'hui parce qu'enfin l'accent est mis sur les approches transversales. Personne ne le contestera sauf...

On pourra aussi s'interroger sur le resserrement inversement proportionnel. Proportionnel aurait pu suffire. C'est volontaire. Parce qu'un croquis doit traduire une réalité. Or, tous les élèves ont bien compris qu'un resserrement était synonyme de contraintes fortes (très chaud et très froid). A l'inverse, les grands rectangles sont synonymes de régularité.

 

enfin, on termine par les précipitations ce qui donne :

 

 

mais j'aurais également pu retenir la construction suivante :

 

 

Le croquis est le même simplement dans ce dernier, j'ai mis en valeur les températures d'été qui me donne une France bien tranchée avec des explications complémentaires concernant les températures d'hiver puis les précipitations. En revanche, dans la construction du premier croquis j'ai mis en valeur le facteur précipitation ce qui m'a permis de mettre l'accent sur l'amplitude thermique...

 

Donc, grâce à l'ordinateur, sans refaire son croquis, on peut varier les symboles. Deux ou trois clics et voici une autre version du même croquis qui apparaît à l'écran.

 

Mais, surtout, grâce au logiciel OCAD, il n'y a nul besoin de faire et de refaire son croquis. Il suffira, après avoir dégager les déterminants, de "jouer" avec les couleurs et les symboles pour faire apparaître le croquis qui sera le plus adapté. Chacun pourra avoir "sa" vision, le tout est d'en arriver à produire son croquis des principaux climats de France et de n'en oublier aucun...

 

De plus, grâce à ma méthode de "l'alphabet", l'élève pourra facilement reproduire son meilleur croquis dans son cahier voire, et peut être surtout, sur sa feuille d'examen pour le plus grand bonheur de tous...

 

Voici donc la version  retenue :

 

 

Souvent pour avoir son croquis, il faut "essayer, doser..." "Übung macht den Maister" disent les Allemands...

En fait, parce que plus visuelle, j'ai retenu la première version du croquis que j'ai toutefois modifiée comme suit :

    - j'ai conserver la notion d'amplitude (des rectangles inversement proportionnels) mais je l'ai renforcer en faisant varier l'épaisseur des traits toujours inversement proportionnel parce que l'effet est plus visuel ;

    - je n'ai pas conserver les couleurs d'origine des traits, je les ai tous représentés en une seule couleur.

 

 

Description du croquis :

 

A partir de ce croquis on peut relever en vrac :

    - tout d'abord le particularisme des massifs montagneux : précipitations importantes, trsè forte amplitude thermique pour les Alpes ;

    - ensuite dans la zone la plus chaude on repère sur les côtes des températures d'hiver très douces et peu de précipitations surtout en été (confronter avec graphique) ;

    - sur le littoral nord-ouest on relève une fraîcheur en été, une douceur en hiver et des précipitations assez importantes, avec des pics en hiver (graphique) ;

    - à l'arrière de cette zone, les températures sont moyennes en été ; en hiver elles sont de plus en plus froides dès que l'on se dirige d'ouest en est et les précipitations sont déjà moins importantes ;

    - entre cette zone bien individualisée et le domaine montagnard à l'est s'étend une zone caractérisée par des pluies aussi importantes que sur le littoral nord-ouest mais avec une amplitude thermique beaucoup plus significative ;

    - enfin, une dernière zone apparaît, au sud-ouest. Ses caractéristiques : une température d'été élevée avec des hivers assez doux mais des précipitations importantes comme le littoral nord-ouest ou l'intérieur du pays que nous venons de voir ;

 

Au cours de cette analyse il est important de faire référence aux notions de latitudes, flux d'ouest.. sans faire une étude climatologique exhaustive pour autant.

 

On dégagera de cette approche la variété des paysages appuyée par les photos retenues et les graphiques ombro-thermiques puis, on demande aux élèves de produire un croquis des principaux climats de la France. Si la classe ne le permet pas, on fera construire le croquis suivant aux élèves en faisant, lors de la construction, des rapprochements avec les éléments dégagés ci-dessus :

 

 

On pourra aussi chercher à décrypter le jeu de couleur retenu pour les différents climats à savoir du plus évident au moins évident :

    - le jaune, couleur du soleil, sécheresse estivale ;

    - le bleu accentué beaucoup de pluie mais une certaine douceur (bleu reposant) ;

    - le bleu proche du cyan, couleur plus froide, moins de pluie ;

    - le brun rappelle toujours les montagnes sur toutes les cartes ;

    - le violet entre le bleu (pluie) et le rouge vif (chaleur) ;

    - reste les deux verts : le foncé qui marque l'abri, l'ombre, le clair, par opposition au vert foncé, tendances climatiques assez proches.

Ces explications n'ont pas de valeurs académiques mais permettent néanmoins aux élèves de comprendre que le choix des couleurs n'est pas le fait du seul hasard. Cet éclaircissement les aidera, sans nul doute, à ne pas mettre en bleu la mégalopole japonaise par exemple... (vu au bac...) ou, l'exploitation de la forêt et de l'élevage du gros bétail en bleu sur une carte intitulée "les régions agricoles en France à la fin des années 1950 - Géographie Troisième, Hachette, 1959, coll. Perpillou" in Hachette "Géographie de 1ère" - 1997 -page 134....

 

 

Quant à la centralisation vue dans l'introduction, elle est flagrante sur les cartes d) et e). On en retrouve les conséquences avec la carte g). Elle permet un début d'explication avec les cartes c) - volonté politique- et un complément avec la carte f).

Après explications il est demandé aux élèves de représenter sur un fond de carte ce qui peut être un obstacle physique à la circulation dans l'espace français.

On attend le croquis suivant :

 

 

Ce croquis a été construit à partir de la carte f) avec OCAD, comme ceci :

 

 

Par ailleurs, pour la forte centralisation, il faut reprendre les cartes c) plus un rappel d'histoire, afin de conclure à une volonté politique puis s'interroger : comment s'est-elle traduite dans l'espace ?

On demande aux élèves, à partir des cartes d), e) de tracer les principaux axes de communication et, compte tenu de la réalité des obstacles naturels (déjà vu), ils ajouteront cet élément sur le croquis.

En correction on projettera le croquis suivant :

 

 

 

 

Puis, en prolongement, on présentera à l'élève les cartes suivantes :

    - les grands ensembles de relief en Europe (Bréal, Géographie 1ère, p.47) ;

    - les climats de l'Europe (Bréal, idem) ;

    - la France dans l'organisation de l'espace ouest-européen (Bréal, idem, p.49).

On demandera aux élèves d'observer le prolongement dans l'espace européen des éléments dégagés par les croquis précédents. Mais on insistera sur le fait que la France est, à elle seule, une synthèse des principaux climats et reliefs présent en Europe ce qui pourra également être un facteur explicatif de sa grande singularité dans un certain conservatisme de sa diversité.

 

 

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Croquis :

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